Coaching comportemental : pensées, émotions, comportements et TCC

Coaching comportemental : pensées, émotions, comportements et TCC

Différence entre le coaching comportemental et les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Coaching comportemental ou TCC ?

Une particularité importante de ces psychothérapies (les TCC) tient au fait qu’elles sont issues des recherches expérimentales et cliniques en psychologie. Pour cette raison, les TCC sont évolutives au même titre que le coaching possède plusieurs champs d’application, comme le coaching de performance, le coaching de l’être, de vie ou encore le coaching comportemental.

De la même manière que les traitements médicaux évoluent grâce aux progrès accomplis, dans d’autres domaines de la santé (ex. chirurgie, radiographie, génétique), les TCC se perfectionnent en fonction des nouvelles données mises en évidence concernant la compréhension et le traitement des difficultés psychologiques.

Au fil du temps, la recherche a conduit ces psychothérapies à se focaliser sur trois composantes de la psychologie humaine :

  • La dimension comportementale (qui est le domaine de nos actions, de nos conduites).
  • La dimension cognitive (qui rassemble nos pensées, nos croyances, nos représentations).
  • La dimension émotionnelle (qui recouvre nos sentiments, nos affects, et les sensations qui leur sont associées).

Il est intéressant de noter que ces psychothérapies ont évolué pour se rapprocher de l’approche coaching comportemental qui s’intéresse également aux dimensions émotionnelles, comportementales, cognitives, en prenant en compte, nos pensées, nos émotions, nos croyances et leurs conséquences sur nos comportements et nos actions.

Les piliers du coaching comportemental

Pour rappel, les piliers sur lesquels s’appuient le coaching sont les besoins, les valeurs, les croyances, les limites et le zéro parasitage.

Nos comportements, nos pensées et nos émotions sont en interaction permanente. En TCC, on représente souvent leur interaction par un triangle : c’est dans ce triangle que s’effectue le travail thérapeutique en TCC. Ce type de travail thérapeutique est indiqué pour traiter des difficultés psychologiques très variées.

Les TCC se caractérisent aussi par la place qu’elles accordent aux théories et aux mécanismes de l’apprentissage. Elles considèrent que la plupart de nos comportements, ceux que nous désirons modifier, mais aussi ceux que nous souhaitons conserver ou développer, sont des comportements que nous avons appris.

Dans cette perspective, la capacité humaine à apprendre contribue à expliquer le développement des troubles psychologiques, et permet par ailleurs de les résoudre. Autrement dit, en TCC, on considère que nos difficultés psychologiques sont en partie acquises (et non innées) : les comportements, les pensées ou les émotions qui nous posent problème proviennent de stratégies que nous avons appris à utiliser au fil de notre histoire. Le plus souvent, nous avons développé ces stratégies en raison de leur efficacité à court terme, ou encore de leur adaptation à un contexte donné. Mais, au fil du temps, ou en raison de l’évolution de notre environnement, ces stratégies peuvent devenir inadaptées.

Au mieux, elles deviennent alors inefficaces (et elles peuvent nous encombrer au quotidien) ; au pire, elles s’avèrent contre-productives (et elles nous empêchent de mener la vie que nous souhaiterions). Les TCC proposent de remplacer ces stratégies devenues obsolètes, qui nous font souffrir, par l’apprentissage de stratégies alternatives, plus adaptatives et moins invalidantes.

C’est exactement l’objet d’un coaching comportemental qui vise à permettre à la personne d’identifier dans ses comportements ce qui tient de ses filtres ou de sa réalité objective et sutout souhaitée. C’est tout l’objet de mon article sur les scénarios qui résument nos principales fidélités inconscientes.

Le matériel de scénario

Voici cinq essentiels qui résument nos principales fidélités inconscientes :

les injonctions et les permissions : souvent, ce sont les injonctions issues de l’enfance, les parents délivrent à leur enfant des messages d’interdits, négatifs : on parle aussi de messages inhibiteurs. À l’inverse, du côté des permissions, ce sont des messages positifs, d’autorisation.

le programme : c’est le « mode d’emploi » comportemental fournit par les parents à l’enfant pour lui montrer comment concrètement mettre en œuvre les injonctions et les permissions.

les contre-injonctions : également appelées « messages contraignants », ce sont des messages verbaux destinés à enseigner à l’enfant un comportement en société.

la décision scénaristique : en fonction des divers messages et signes de reconnaissance que l’enfant reçoit, de ses expériences, il « décide », inconsciemment, de ce qu’il va en faire et de ce qu’il va mettre en œuvre dans sa vie : « Puisque c’est comme ça je vais… je serai… ». À la décision cognitive s’ajoute également un vécu émotionnel, corporel et affectif.

Au regard de ces messages, notre inconscient peut nous pousser à adopter dans la vie des attitudes et des comportements qui ne nous correspondent pas réellement ou plus du tout. Ce sont les fidélités inconscientes de cette éducation qui pour certains ressemble à une “vraie pédagogie noire”.

Alors coaching comportemental ou thérapie comportementale et cognitive ?

Les deux approches sont assez proches voire complémentaires. Tout dépendra de la demande et de la nature du problème rencontré. Surtout, il ne s’agit pas de jouer à « l’apprenti sorcier » en sortant de ses limites de compétences. Appeler des ressources externes pour aider une personne qui veut évoluer fait partie, selon moi, de la pratique du coaching comportemental.

Après, faire appel à un coach qui comprend et est capable de faire le lien entre des difficultés actuelles liées au passé et clarifie le présent pour accompagner la personnne sereinement vers le futur permet d’avancer plus rapidement et évite de passer trop de temps en psychothérapie.

La frontière entre la psychothérapie et le coaching comportemental semble donc dépendre de trois critères fondamentaux :

1/ la précision de la demande de celui qui consulte par rapport au cadre fixé,

2/ la posture et l’expérience de celui qui est en face,

3/ le processus d’accompagnement au regard des questions de cadre et de champ.

En conclusion, le coaching comportemental travaille sur les objectifs tandis que la psychothérapie travaille sur la demande mais si l’on souhaite avancer dans la vie, il est bon d’être accompagné par un coach qui a travaillé sur lui, et connaît certains principes de base en psychothérapie pour vous faire avancer plus rapidement sur certains objectifs.