Dépression et dépression infantile précoce

Dépression et dépression infantile précoce

Dépression ou Dépression infantile précoce ?

« Je me sens mal, je souffre. Depuis trois ans je me sens dépressif… Cette dépression ne s’arrête pas. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive… »

C’est ainsi qu’est venue me voir une personne en difficulté.

Et si cette personne souffrait de DIP : Dépression Infantile Précoce

Pour être passé par un burn out, je sais que la dépression est un passage très difficile. Pour moi, la dépression est la manifestation d’émotions refoulées, d’une énergie bloquée, qui a sa source dans les profondeurs de l’inconscient.

La dépression est le signe d’une remontée énergétique, d’émotions refoulées de l’inconscient et c’est un bon signe !

Rappel : Les « émotions » peuvent être décrites sous 7 catégories « émotionnelles » principales. Pour passer d’un état à un autre, il faut « baisser la température » donc ralentir l’énergie disponible. Si on résiste aux émotions, il y a dégringolade dans les émotions. « Tout ce à quoi l’on résiste persiste ! » Des blessures non reconnues qui, refoulées, tombent dans l’inconscient.

Dépression et émotions

La question : Comment récupérer l’énergie jusque là dépensée à lutter contre la dépression pour la mettre en œuvre au service de projets nouveaux ?

Tant que l’on reste dans le combat, nous sommes comme anesthésiés, car en voulant faire barrage à la douleur, on supprime du même coup les plaisirs. L’hypothèse selon certains thérapeutes est que « la dépression est une opportunité fantastique pour guérir une bonne fois pour toute de ses blessures du passé. Contrairement à ce que l’on croit, la dépression n’est pas la conséquence du coup qui la déclenche – deuil, divorce, chômage etc. – ici et maintenant. Cette épreuve vient réveiller une douleur non cicatrisée. » La dépression à l’âge adulte entre toujours en résonance avec une dépression infantile précoce qui vient refaire surface.

Que s’est-il passé dans l’enfance ?

Les déprimés n’en ont pas eu ! Ils n’ont pas été aimés, choyés, soutenus comme ils auraient du l’être. Or, l’enfant qu’ils étaient s’en est senti coupable, comme tout enfant mal aimé qui s’occupe des maltraitances qu’il a subi. Il a refoulé cette culpabilité, cette douleur, a lutté contre sa déception pour continuer à grandir. Il a refoulé ses émotions et elles se sont « cristallisées » au fond de l’inconscient. A l’âge adulte, cette culpabilité va le pousser à s’auto punir en s’interdisant de goûter au bonheur. Il va encore faire passer les besoins d’autrui avant les siens, dans la tentative vaine de démontrer aux autres son « innocence ». Et puis, un beau jour, un abandon, une perte viennent briser toutes ses digues… La dépression peut être pendant longtemps l’expression d’une douleur masquée compensée par une énergie dépensée pour d’autres réussites, professionnelles ou familiales.

Comment s’en sortir ?

La dépression va permettre de déposer cette arme du déni, qui a été efficace dans l’enfance pour ne pas sombrer, mais qui ne l’est plus. Quand nous tombons en dépression, c’est que nous sommes prêts psychiquement, nous nous sentons assez forts pour y faire face.

Pour en faire une chance, il faut que la personne puisse l’accueillir pour ce qu’elle est : un message envoyé par l’inconscient, et non une maladie à éradiquer. Qu’elle accepte de s’occuper d’elle en effectuant un travail d’introspection, en revisitant son passé avec l’aide d’un thérapeute ou avec l’aide d’un coach qui peut l’aider à comprendre comment transmuter ces énergies bloquées. Ceci s’apparente à un travail d’alchimiste, autrement dit, comment transformer l’or en plomb, l’ombre en lumière. Comment remonter l’énergie de la dépression à l’enthousiasme. Si on va trop vite, si l’enfant intérieur n’est pas soigné, la dépression rejaillira. Ce n’est pas en la niant qu’elle s’en va, mais en l’acceptant et en acceptant de la traverser.