Parcours d’un salarié et maladie chronique

Le parcours d’un(e) salarié(e) avant, pendant, après, une maladie chronique – De “l’intention à la réalité”

5ÈME COLLOQUE À L’ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE

JEUDI 6 DÉCEMBRE 2018 ORGANISÉ PAR CAP SANTÉ ENTREPRISE

www.capsan.fr

Un grand remerciement aux administrateurs de l’Académie nationale de médecine et aux intervenants présents :

Etaient présents au colloque “Le parcours d’un salarié” :

M. le Professeur Jacques ROUËSSÉ, Administrateur de l’Académie nationale de médecine, Trésorier, Administrateur chez Cap Santé Entreprise,

M. Bernard GAÏSSET, ancien préfet de santé, Directeur général de l’ACMS et Président de Cap Santé Entreprise,

Dr. Véronique CHABERNAUD, Cancérologue, ESSEC et SCIENCES-PO, Fondatrice de Créer La Vitalité,

Charlotte DUDA, DRH, ancienne Présidente de l’ANDRH,

Dr Guillemette LATSCHA, Médecin coordinateur du groupe RENAULT,

M. Gauthier BODIVIT, DG chez SNCEA, SCIENCES-PO, IFG Paris 8,

Mme Florence DE LUCA,Délégué syndicale, Caisse des Dépôts,

Mme Virginie VILLARD, Consultante « Patient expert, accompagnement des patients en cancérologie » et « Entreprises » chez Malakoff Médéric,

M. Claude CHAUMEIL, Président de l’association diabète Ile de France et M.Christian THOMAS, Responsable de la délégation de Seine St Denis,

Dr Pascal FRAU-PRUDHOMOT, Médecin du travail, Épidémiologiste,

M. Arnaud JOUBAIRE, Responsable des formations chez Cap Santé Entreprise,

M. Stanislas REGNIAULT et Mme Marie-José BERNARD sans qui l’organisation de ce colloque n’aurait pu avoir lieu.

Programme de la journée

Le mot du président

« Grâce à vous et à la qualité de votre intervention notre Colloque du 6 Décembre à l’Académie Nationale de médecine a été un moment privilégié de partage et de sensibilisation. L’accompagnement du parcours du salarié fragilisé par une maladie chronique est un réel enjeu de notre société. Je vous remercie personnellement de votre implication. C’est par les contacts et les liens de sympathie qui ont pu naître parmi les participants que nous pouvons espérer contribuer, à notre niveau, à faire émerger progressivement des politiques de santé intégrées à la stratégie de l’entreprise. Bien cordialement à toutes et à tous”. Bernard Gaïsset

Le colloque en photo

Quelle orientation pour les entreprises ?

La santé au travail doit donc désormais être placée au même niveau que les décisions stratégiques et économiques. Il est nécessaire d’hisser la santé au travail parmi les enjeux d’entreprise.

Le rôle de la complémentaire santé est et sera de plus en plus présente. Maitriser les coûts de santé et les primes deviendra un des leviers pour favoriser le bien-être et la santé en entreprise. Certaines mutuelles se préoccupent d’ailleurs déjà d’intégrer la prévention dans leurs actions mutualistes.

La question de la responsabilité est encore sensible. Pour le monde de l’entreprise, chacun doit se responsabiliser sur sa santé, notamment dans les petites structures. L’équilibre des temps de vie par le télétravail par ex devient également une question essentielle dans nos aspirations de plus en plus fortes à trouver de l’équilibre dans nos vies.

Quelque soient les décisions qui seront prises, il est vital de réinterroger l’objet social de l’entreprise vis à vis de la population en générale. N’oublions pas que l’entreprise se doit de jouer un rôle économique dans nos sociétés mais également un rôle social d’intégration pour tous.

Rappel du cadre juridique

Obligation de santé et de sécurité

 « En vertu du contrat de travail le liant à son salarié, l’employeur est tenu envers celui-ci d’une obligation de sécurité de résultat, notamment en ce qui concerne les maladies professionnelles contractées par ce salarié du fait des produits fabriqués ou utilisés par l’entreprise ; que le manquement à cette obligation a le caractère d’une faute inexcusable au sens de l’article L.452-1 du Code de la Sécurité Sociale, lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver » (Cass. Soc., 28 février 2002, n°00-11.793)

Deux questions essentielles restent en suspend :

  • Que veut-on vraiment pour la santé travail ?
  • Devra-t-on attendre la législation pour que les entreprises prennent ,vraiment, leur responsabilité sur ces sujets ?

Voir également nos articles :

Santé en entreprise et maladie chronique

Nouvelles technologies et santé

La santé mentale au travail

Maintien dans l’emploi