Sophrologie : aux sources de la relaxation dynamique

Sophrologie : aux sources de la relaxation dynamique

Qu’est-ce que la sophrologie ?

Au début de ma formation, en 2005, la sophrologie était méconnue voire suspecte du fait de sa non reconnaissance scientifique, tout comme l’hypnose d’ailleurs.

Or, la connaissance scientifique ne peut être fondamentalement affirmée. L’expérimentation, particulièrement dans notre médecine traditionnelle et hippocratique, demeure actuellement la pierre angulaire de toute affirmation. Ce point de vue strictement académique représente une garantie clinique issue d’un rationalisme qu’il est toujours d’usage d’opposer à l’irrationnel, au mysticisme, voire au rituel et au culturel.

Pourtant Bachelard écrit dans l’Eau et les Rêves : « Nous ne voyons aucune solidité à une rationalité naturelle, immédiate, élémentaire. On ne s’installe pas d’un seul coup dans la connaissance rationnelle… Rationaliste ? Nous essayons de le devenir ! »

Et Sartre, dans la préface de la Critique de la Raison Dialectique, déclare que « la raison est un certain rapport de la Conscience de l’Être ».

Comment progresser dans ce devenir et comment tenter de mobiliser, de programmer cet ordinateur fabuleux et incomparable que représente notre cerveau, ordinateur dont nous ne possédons pratiquement pas la clé ? Par quel genre de tentative, par quel moyen pouvons-nous avancer dans la voie de la connaissance afin de donner le qualificatif sacralisé de rationnel à tout ce qui est actuellement au-delà de notre champ d’investigation, à l’extrême frontière du vécu, de l’inexpliqué et de l’inexplicable, alors que la sophrologie passe par la phénoménologie et la réalité objective ?

Définition

La sophrologie est par définition, l’étude de la conscience humaine et de ses modifications par des moyens physiques, chimiques et psychologiques. En fait, si cette convention englobe les deux premiers procédés, c’est bien le troisième qui en représente l’essence même, l’intérêt et très certainement l’utilité clinique actuelle.

Son application est médicale, donc thérapeutique, prophylactique et pédagogique. Toutefois, particulièrement grâce aux entraînements de groupe, la surface d’application tend à s’élargir si l’on considère strictement le but pédagogique et prophylactique.

Etymologiquement, le mot sos-phren-logos signifie « science de l’esprit harmonieux ».

Dans le schéma d’origine (voir ci-dessus), Caycedo distingue trois états de conscience : la conscience pathologique, la conscience ordinaire et la conscience sophronique. Les différents niveaux sont la veille attentive, la veille, le sommeil, le coma et la mort. Les niveaux de veille et de sommeil se trouvent séparés par un seuil, une ligne crépusculaire : le niveau sophro-liminal qui possède lui-même un certain degré de profondeur.

Le processus de base de la sophrologie est la sophronisation.

L’hypnose peut-être un moyen utilisé dans la sophronisation de base. Ici s’arrête son intérêt et l’on peut dire effectivement que la sophronisation commence quand la relaxation se termine, la sophronisation dépassant en quelque sorte l’état d’hypnose.