Spiritualité et physique quantique

Spiritualité et physique quantique

La physique quantique peut-elle expliquer l’évolution spirituelle ?

Préambule : Cet article ne se veut pas une référence scientifique ni une référence en matière de « vérité ». Il ne détient aucune preuve formelle de ce qui est avancé. Il a pour seul but d’émettre l’hypothèse, au travers de certaines recherches en physique quantique ou en physique nucléaire, qu’il existe la possibilité de “mondes différents” engendrés par des conceptions différentes et d’amener le lecteur à se questionner sur l’existence de niveaux de conscience multiples au delà des états de conscience modifiés déjà constatés en sophrologie ou en hypnose par exemple. Il ne convient pas à des esprits trop cartésiens et encore moins aux “fondamatérialistes”, il est préférable de ne pas le lire si vous n’êtes pas ouvert d’esprit. Il a pour objectif d’essayer de comprendre comment et où se situe les corrélations entre les différents niveaux de conscience et nos différents “états d’être” (Ego/Âme/Esprit). Il se veut pédagogique afin de trouver des passerelles entre les avancées de la science et la spiritualité. Enfin, il a pour objectif de guider le lecteur vers une orientation de ce à quoi pourrait ressembler “la nature humaine” et ses objectifs d’évolution d’un point de vue spirituel.

La conception matérialiste (scientifique) : Vision classique (atomiste)

L’atomisme est un courant philosophique et une théorie physique proposant une conception d’un univers discontinu, composé de matière et de vide. Selon les atomistes, les atomes composant l’univers sont tous de même substance. Ils sont insécables et ne diffèrent les uns des autres que par leur forme, leur position et leur mouvement.

Les principales caractéristiques de cette conception :

  • Observable
  • Reproductible
  • Indépendante de l’observateur
  • Événements prédictibles

 

La révolution quantique (infiniment petit) : Vision quantique (probabiliste)

Principes de mécanique quantique :

1/ Complémentarité : Une particule élémentaire manifeste une double caractéristique : elle se comporte à la fois comme une onde (non-localité, propriétés optiques…), ET comme un corpuscule (localité, propriétés cinétiques…)

 

2/ Incertitude (ou indétermination) : l’information que l’on peut obtenir sur sa vitesse est inversement proportionnelle à celle que l’on peut obtenir sur sa position ; plus la durée de la mesure est courte, plus l’incertitude sur l’énergie mesurée est grande

 

3/ Cohérence quantique : l’interaction (i.e. observation, mesure…) provoque le « basculement » de la particule (réduction du paquet d’onde, décohérence) sur l’un des deux états initialement présents (notion de superposition d’états) ; elle induit le problème de l’objectivité de l’état observé

 

  • Événements gérés par les probabilités
  • Non reproductibilité des événements
  • Non prédictibilité des événements
  • Influence prépondérante de l’observation et de l’observateur

NB : Lorsqu’on a coutume de dire qu’un système quantique peut être dans plusieurs états à la fois, il faut en réalité comprendre que le système est dans un état quantique unique, mais que les mesures peuvent donner plusieurs résultats différents (i.e. chaque résultat étant associé à sa probabilité d’apparaître lors d’une mesure) 

Propriétés ondulatoires et corpusculaires

 

En physique quantique, on considère que tous les objets peuvent présenter à la fois des propriétés ondulatoires et corpusculaires. Comme c’est le cas pour la lumière.

Mais cette réalité est difficile à concevoir, car notre cerveau est formaté de manière à concevoir soit l’un, soit l’autre : soit une onde, soit un corpuscule.

Alors qu’en réalité, si nous étions capable de nous sortir du monde de l’incarnation pour regarder les choses de façon beaucoup plus large, on se rendrait compte que la réalité est bien plus large que ce que nous percevons dans ce monde incarné : la réalité est à la fois onde et corpuscule.

Théorie de l’ACAUSALITÉ ou théorie du synchronisme acausal

Loi de causalité

La loi de causalité est une loi géométrique de nature exponentielle.

L’hypothèse ACAUSALE

C’est une hypothèse qui a été faite au départ par Carl Gustave Jung (1875-1961) et Wolfgang Pauli (1900-1958), qui supposaient qu’il peut y avoir des phénomènes sans cause apparente.  Ces acausalités peuvent également se manifester lorsqu’il y a coïncidence entre des évènements qui se manifestent dans le monde physique, objectif, et d’autres dans le monde psychique, intrapsychique, subjectif. Il n’y a pas de cause apparente entre les deux phénomènes, mais on constate l’existence d’un lien évident entre ces deux évènements. Pour comprendre cela, intéressons nous à la loi de la physique nucléaire concernant les atomes d’uranium 235.

Loi de la physique nucléaire

Regardons l’exemple des atomes d’uranium 235. (Atomes d’uranium 235 : Utilisés dans l’industrie nucléaire, atomes instables, dans un état « excité » et n’ont de cesse que de se « désexciter » pour revenir à un état plus stable = phénomène de la radioactivité). La particularité des atomes d’uranium, c’est qu’ils sont instables. La radioactivité résulte de la décomposition d’atomes instables en des formes plus stables. Ces atomes d’uranium vont perdre leur radioactivité, leur excitation, mais pas tous en même temps. Ils vont le faire à un rythme bien déterminé par une loi qu’on appelle la loi de demi-vie ou la période radioactive.

Imaginons quatre-vingts atomes d’uranium (dans la réalité, vous en avez des millions) et ces quatre-vingts atomes vont s’organiser entre eux pour que l’un après l’autre, ils se désexcitent et donc que la radioactivité diminue.

Combien faut-il de temps pour que la radioactivité de ces 80 atomes d’uranium diminue de moitié ? L’observation nous dit qu’il faut 703 millions d’années pour que l’on ait la moitié de la radioactivité par rapport à une masse radioactive composée d’uranium…

Jour 1 : nous avons 80 atomes radioactifs. 703 millions d’années plus tard : 40 atomes ont perdu leur radioactivité. 703 millions d’années plus tard : 20 atomes ont perdu leur radioactivité. 703 millions d’années plus tard : 10 atomes se désintègrent et perdent leur radioactivité. Et ainsi de suite…

Ça veut dire que la décroissance radioactive a été deux fois plus lente parce qu’il y avait deux fois moins d’atomes. Il faut donc attendre 1 400 000 000 d’années pour que les trois quarts des atomes d’uranium initiaux se désintègrent.

C’est donc une loi de décroissance exponentielle.

C’est exactement l’inverse de la loi causale. Pour la loi causale, le nombre double pour une même période de temps, ici, la moitié des atomes se désintègrent sur une même période de temps. Personne ne comprend comment le phénomène se passe. C’est une loi qu’aucun physicien n’est capable d’interpréter actuellement, c’est le mystères de la science et de la physique…

Les physiciens ne comprennent pas comment le phénomène se passe

« …si nous nous demandons pourquoi tel atome se casse en premier et tel atome ensuite, il semble bien que nous plongions dans l’acausalité…la très grande majorité des physiciens s’accordent aujourd’hui pour dire qu’il n’y a là aucune raison de quelque nature qu’elle soit…Nous savons pourquoi les atomes éclatent, mais pas pourquoi ils éclatent à un instant donné… » – Hubert Reeves (1932-)

On est donc incapable d’expliquer pourquoi un atome se désintègre plutôt qu’un autre, malgré le fait que le temps de demi-vie soit respecté, la demi-vie étant le temps pour diminuer la radioactivité de moitié. On chemine donc de moitié en moitié. Mais comment les atomes impliqués (pour reprendre l’exemple de l’uranium) s’organisent-ils ? Qui, ou quoi, détermine quel atome va se désintégrer à un moment donné ? On ne le sait pas.

Loi acausale

Si l’on considère le problème en inversant la ligne du temps, si l’on fait l’hypothèse que du point de vue des atomes, le temps s’écoule du futur vers le

passé, alors on revient à la loi causale !

Reprenons l’exemple des 80 atomes d’uranium et inversons la ligne du temps : Dans 6 milliards trois cents millions d’années, on aura 1 atome. Dans 3 milliards cent cinquante millions d’années, 2 atomes. Dans 1,5 milliard d’années, 4 atomes. Et puis 8 et ainsi de suite.

Cela ressemblera à ceci :

On se rend compte que pour certains phénomènes physiques, la cause se trouve dans le futur et la conséquence dans le passé. C’est vrai en physique nucléaire et en physique quantique. Il semble donc qu’il y ait une partie de notre univers où les lois temporelles vont dans le sens inverse de celui que nous expérimentons avec notre psychisme. Oui, ” le temps est relatif ” !

Un monde superlumineux

Régis Dutheil, maintenant décédé, et sa fille Brigitte Dutheil, tous deux scientifiques et philosophes, ont écrit un livre qui s’intitule “L’homme superlumineux” qui présente un modèle qui est inspiré du paradoxe EPR.

Le paradoxe E.P.R

Le paradoxe EPR a été proposé par Albert Einstein –Boris Podolsky –Nathan Rosen

Le paradoxe EPR peut être résumé de la façon suivante : supposons deux atomes (A et B) liés l’un à l’autre au départ. Une loi de la physique quantique impose que ces atomes aient un état de spin (une espèce de rotation) opposé (par exemple +1/2 et -1/2), de telle sorte que la somme de leurs états égale zéro.

Supposons qu’on les éloigne très loin l’un de l’autre. Si à un moment, on modifie l’état de spin de l’atome A, la loi quantique de conservation des spins imposerait que le spin de l’atome B bascule INSTANTANÉMENT. Or, disent Einstein, Podolski et Rosen, c’est impossible puisque les atomes sont très éloignés l’un de l’autre.  Donc, pendant que l’information sur le basculement de A se propage vers B, la loi quantique sera violée. Ce qui voudrait dire que la physique quantique se trompe…

L’intrication quantique

Pourtant, les faits ont montré qu’au moment où une des deux particules bascule dans un sens, l’autre bascule instantanément. Ce qui implique que l’information se transmet d’une particule intriquée à l’autre à une vitesse supérieure à la vitesse de la lumière.

Le modèle superlumineux

Régis et Brigitte Dutheil ont proposé comme hypothèse que notre monde pourrait se diviser en trois mondes :

1/ Le monde sous-lumineux, c’est-à-dire le monde où la vitesse de tous les objets est inférieure à la vitesse de la lumière et où le temps s’écoule du passé vers le futur.

2/ Le monde lumineux, c’est-à-dire le monde des photons, le monde de la lumière où tous les objets vont à la vitesse de la lumière et où le temps ne s’écoule pas.

3/ Le monde superlumineux où tous les objets vont à une vitesse supérieure à la vitesse de la lumière et où le temps s’écoule du futur vers le passé.

Les trois mondes de Régis et Brigitte Dutheil

Pour élaborer leur modèle, Régis et Brigitte Dutheil ont fait appel aux phénomènes de synchronicité ; aux travaux de Carl Gustav Jung ; aux travaux portant sur le paradoxe EPR ; aux travaux de certains philosophes ; aux hypothèses tirées des expériences de mort imminente ; à la physique quantique.

Pour les Dutheil, pour que ces trois univers puissent coexister, il faut que le temps, dans l’univers superlumineux, s’écoule du futur vers le passé.

Toujours selon Régis et Brigitte Dutheil, notre ego, notre conscience ordinaire enfermée dans notre cerveau, fait partie du monde sous-lumineux. Notre âme ferait partie du monde lumineux. Notre esprit, notre supraconscience, ferait partie du monde superlumineux.

 

 

 

Ils émettent l’hypothèse suivante : La supraconscience envoie depuis notre futur des signes, des synchronicités, des intuitions, des rêves, des rencontres sur notre parcours pour influencer notre trajectoire et nous rapprocher de notre “mission de vie”…

 

 

Jung affirme, avec son hypothèse d’acausalité, que la cause se trouve dans le futur et la conséquence dans le passé. Il peut donc y avoir des phénomènes sans cause apparente / Des synchronicités.

En regardant notre vie à l’envers, du point de vue de notre futur, en analysant de ce point de vue tous les choix, toutes les inflexions de trajectoire qui ont eu lieu, nous pouvons arriver à comprendre que tous ces choix ou inflexions étaient là pour nous rapprocher toujours plus de notre “destinée”, “notre mission”, même si en conscience, nous avons toujours notre libre arbitre.

La nature humaine : nouvelle vision

 

Cette “nouvelle vision” de la nature humaine peut nous amener à nous interroger :

Quel est le sens de notre vie ?

Comment se réaliser en conscience ?

Comment utiliser ce que nous sommes d’une manière élargie ?

Comment harmoniser la rencontre de l’esprit, de l’âme et de l’ego ?

 

Cheminer vers Soi, un parcours de conscience

“Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” – Rabelais

Cette vision de la nature humaine peut nous amener à évoluer en conscience et en responsabilité. Nous pouvons peut-être passer à côté de notre vie si nous restons dans une conscience ordinaire et dans le monde ordinaire. La conscience ordinaire ne perçoit pas toujours les signes que la Vie lui envoie. Nous donnons souvent la priorité aux forces de conservation, de survie, au détriment des forces de progrès. Or si nous voulons évoluer, entreprendre notre “légende personnelle”, nous aurions tout intérêt à entrer dans un monde “extraordinaire”, un monde où la conscience s’éveille, à tous les sens, aux signes et aux synchronicités. La science est peut-être en train d’apporter les preuves qu’il existe bien “d’autres mondes”, avec des “temps relatifs” et nous aidera peut-être à cheminer vers nous, davantage en conscience et vers plus de spiritualité.

Souhaitons que l’approche de la physique quantique puisse réconcilier la science et les traditions religieuses. En tout cas, elle apporte une nouvelle vision de la nature humaine, une nouvelle vision qui permet également de comprendre et d’approfondir la quantification de l’énergie et du temps. Avec pour hypothèse qu’il est possible de se projeter dans le futur et de ramener dans le présent, des informations issues de notre supra-conscience.

Le parcours de la conscience est un vrai parcours héroïque qu’il appartient à chacun(e) d’emprunter, selon ses propres aspirations. Personnellement, devant la crise que vit notre Monde, je pense que c’est une voie essentielle vers un Homme Supra Conscient et vers le ré-enchantement de nos vies.

Livre référence

L’homme superlumineux – Régis et Brigitte Dutheil